Henri Durville devant une mer déchaînée

Henri Durville, un précurseur

« Pauvre petite âme qui souffre, isolée dans la nuit, je t’apporte un message de bonheur. En l’écrivant, c’est à toi seule que, sans cesse, j’ai pensé […] Pauvre petite âme, reprends courage. Sache-le, il n’est point de douleur que l’on ne puisse calmer ; il n’est point de doute qui ne se dissipe. Henri…


Henri Durville est né le 30 novembre 1888 à Paris. Fils d’Hector Durville, célèbre magnétiseur, il dévoua sa vie à l’étude du magnétisme animal en particulier et à la santé en général. En effet, ses ouvrages en la matière sont nombreux : Cours de Magnétisme personnel (1920), La suggestion thérapeutique (1922), Dieu et les Hommes (1928), Les Portes du Temple (1931), Sorts et Enchantements (1956), Victoire sur le Mal – Voici la lumière (1921) ; pour n’en citer que quelques-uns. Henri Durville est également l’auteur de toute une série de fascicules sur la bonne santé et les règles d’hygiénisme.

Il créa son école pour diffuser ses enseignements et sa philosophie ; ainsi que la revue Eudia, qui signifie « sérénité » et qui avait pour but de diffuser l’initiation eudiaque : « Celle-ci inscrit à son programme l’étude des grands problèmes qui ont, de tout temps, préoccupé l’être humain : la connaissance et le perfectionnement de soi-même, l’étude de l’invisible, la recherche des lois de causalité, d’évolution et de finalité, le mystère de Dieu » (extrait de la 2ème de couverture du numéro 36 de la revue Eudia – Volume VI – Décembre 1930).

Ses frères, les docteurs Gaston et André Durville, ont eux beaucoup participé à faire connaître le naturisme et l’hygiénisme, notamment avec leur ouvrage : La cure naturiste.


Henri Durville sur un rocher contemplant l'océan déchaîné à ses pieds

« Pauvre petite âme qui souffre, isolée dans la nuit, je t’apporte un message de bonheur. En l’écrivant, c’est à toi seule que, sans cesse, j’ai pensé. […] Pauvre petite âme, reprends courage.
Sache-le, il n’est point de douleur que l’on ne puisse calmer ; il n’est point de doute qui ne se dissipe ; il n’est aucun tourment du cœur, si grave soit-il, aucun désarroi de l’esprit, quelle qu’en soit la pesanteur, auquel on ne puisse porter remède ; il n’est aucune ombre qui ne puisse s’éclairer. »

— Henri Durville, La Victoire sur le Mal

Si pour ses innombrables lecteurs, Henri Durville représente avant tout l’icône du magnétisme, il n’a eu de cesse, grâce à son érudition impressionnante, son énergie infatigable et sa compassion à toute épreuve, de consoler, réconforter, soigner, élever son prochain.

La Victoire sur le Mal, livre d'Henri Durville

L’un de ses plus beaux ouvrages est la Victoire sur le Mal. Cet avis est bien sûr tout à fait personnel et totalement partial. Mais nous n’avons pas pu nous empêcher de partager avec vous cette citation, qui se trouve en exergue plus haut sur cette page, tirée de cet ouvrage paru en 1921. Elle est tirée du premier chapitre de son livre, intitulé « Appel« .

Henri Durville se ballade près de la mer pour se ressourcer, et lui qui croyait trouver du réconfort dans cette nature est confronté à une tempête. Les éléments sont complètement déchaînés.

Il s’ensuit alors une comparaison entre « le tumulte des ces éléments en courroux » et la condition de l’âme humaine qui se fracasse sur les rochers des épreuves de la vie. Il évoque la tristesse, le désespoir même, que nous pouvons tous éprouver face aux tempêtes que nous avons à affronter, notre épuisement physique, mental et même spirituel.

Avec une formidable compassion, un élan du cœur divin, il nous fait la promesse d’être toujours là pour nous, à nos côtés, de nous arracher à ces souffrances et de nous donner la force qui nous manque pour faire face, de nous aider à retrouver le chemin, que nous avons perdu de vue, dans cette tempête et de nous conduite en lieu sûr. Et de conclure : « Là haut resplendit la pure Lumière« .

Ce texte écrit en 1921 a non seulement passé l’épreuve du temps, mais il est plus actuel que jamais. Chaque mot, chaque tournure de phrase est d’une beauté et d’une justesse indescriptibles. Lorsque nous lisons cet Appel d’Henri Durville, il semble qu’il ait été écrit juste pour nous, qu’il ne s’adresse qu’à nous. Ces mots sont les mots du cœur.
En ces temps très agités que nous traversons, Henri Durville, nous envoie une lumière qui a traversé les décennies, le réconfort qu’une âme amie nous adresse depuis le passé. D’ailleurs, il le dit : « la distance n’existe pas à qui sait vouloir« .


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